Lutter contre le gaspillage alimentaire

C’est un fléau dans nos sociétés modernes où la nourriture est abondante et où, malgré tout, des personnes continuent à ne pas manger à leur faim.
Car si en occident le problème majeur aujourd’hui est la surconsommation alimentaire (responsable des nombreuses pathologies de civilisation), il ne faut pas oublier que tout le monde n’a pas accès à une alimentation satisfaisante (d’un point de vue qualitatif certes, mais aussi et surtout quantitatif), ce qui est également responsable de pathologies diverses.

Alors que le gouvernement planche sur des mesures réglementaires pour limiter ce gaspillage et favoriser le don aux associations, le travail avance doucement et les industriels ne semblent pas tous enclin à contribuer à faire bouger les choses!

Comment pouvons-nous agir, à notre échelle ?

Il nous semble bien entendu impensable de jeter de la nourriture encore consommable ! Et pourtant, par manque d’information, il nous arrive de le faire.
Chaque personne jette en moyenne 20kg de nourriture par an, dont 7kg de nourriture encore emballée…. Pour un budget s’élevant à 400€ !! De quoi s’offrir une petite semaine de vacances sympa…

Que jette-t-on ?

  1. Des fruits et des légumes abîmés
  2. Des restes de plats
  3. Des produits emballés et non consommés

Des solutions 

La conservation

En premier lieu, il convient de bien respecter les modes de conservation des aliments afin de leur garantir une durée de vie optimale.

Les conserves se conservent (eh oui !) à température ambiante, à l’abri des sources de chaleur (gazinière, micro-ondes…) et si possible de la lumière du soleil. Elles peuvent être consommées très longtemps après l’achat si elles n’ont pas été ouvertes et si elles ne présentent pas d’aspect « gonflé » ou d’odeur désagréable à l’ouverture. Une fois ouverte, le contenu de la boîte de conserve doit être transvasé dans un récipient avec couvercle, placé au réfrigérateur. En l’absence de frigo, préférez les boîtes de conserve individuelles afin de n’avoir que la juste dose et pas de restes.

Les biscuits, biscottes et autres produits d’épicerie (farine, sucre, sel, céréales, pain grillé…) peuvent se conserver à température ambiante, à l’abri de l’humidité. Une fois ouverts, ces produits doivent être conservés dans des boîtes hermétiques les protégeant de l’air et de l’humidité, qui ont pour effet de dessécher ou, au contraire, de les ramollir.

Les produits tels que le vinaigre, la moutarde, les épices, le cacao en poudre doivent être conservés de façon hermétique, à l’abri de source de chaleur et de l’humidité.

Les épices, en raison de leur fragilité, doivent si possible être préservées de la lumière du jour, qui pourrait nuire à leurs couleurs et à leurs saveurs.
De même, les huiles (et particulièrement olive, colza et noix), doivent être conservées à l’abri de la lumière, au risque de dégrader la qualité des acides gras.

Les fruits et légumes frais doivent être conservés à 6-7°C idéalement. On peut alors mettre les légumes dans le bac à légumes et les fruits dans une corbeille. Les légumes peuvent également être conservés hors du frigo mais dans un endroit suffisamment frais et aéré.

Il existe des fruits qui murissent, même une fois cueillis et qui font même murir les fruits qui se trouvent à côté d’eux ! Parmi ces fruits on note  les pommes, les poires, les bananes et les pêches. On évite donc de mélanger dans la même corbeille ceux-ci avec les autres fruits (à moins que l’on cherche à la faire mûrir !)

Le “recyclage” des restes

On peut aisément réutiliser des pâtes cuites, du riz, des légumes… en gratin, en soupe ou encore en salade composée !

Ensuite, on peut opter pour la congélation s’il nous reste trop de gratin dauphinois ou autres plats mitonnés maison.

Attention cependant : on congèle un produit (qu’il soit industriel ou non) au plus proche de sa production. En fait, on n’attend pas que les restes de lasagnes soient restés 4 jours dans le frigo pour les congeler…on le fait directement !

De même si l’on a acheté une grosse barquette de viande…on en congèle des portions pour les jours où l’on a pas eu le temps de faire des courses.

L’organisation

Avant de faire les courses, on s’organise un peu : on fait une liste en fonction des repas que l’on pense faire dans la semaine. Ça peut sembler compliqué mais en fait rien de plus simple :

-Qu’ai-je envie de manger cette semaine ?

-Que dois-je acheter pour réaliser mes plats ?

En plus de vous faire faire des économies et d’éviter le gaspillage, cette méthode permet également d’assurer un certain équilibre alimentaire sur la semaine car on a une vision plus globale de ce que l’on consomme et, on ne fait plus face à l’éternelle question du soir lorsque l’on est fatigués dans le train “qu’est ce que je vais bien pouvoir faire à manger ce soir ?”

On fait également attention à bien regarder dans son frigo ce qu’il nous reste avant d’aller aux courses, histoire de ne pas se retrouver avec 4 packs de yaourts… qui finiront à la poubelle.

Et, lorsque l’on rentre des courses, on opte pour la technique FIFO (First In First Out)… on place devant les aliments dont la date est la plus proche !!

Les dates

Pour éviter de jeter des choses encore consommables, on fait bien la différence entre les différentes dates

La date limite de consommation (DLC)

Elle s’exprime sur les emballages par la mention : 
A consommer jusqu’au.…, et indique une limite impérative. Elle s’applique à des denrées microbiologiquement très périssables qui sont de ce fait, susceptibles de présenter un danger pour la santé si elles sont consommées après la date (viandes, poissons, plats préparés, charcuteries, …). Il ne faut jamais congeler un produit dont la date limite de consommation est proche, atteinte ou dépassée.

Exception faite pour les yaourts qui peuvent être consommés deux, voire trois semaines après le dépassement de la date.

La date limite d’utilisation optimale (DLUO)

La DLUO n’a pas le caractère impératif de la DLC. Une fois la date passée, la denrée peut avoir perdu tout ou partie de ses qualités spécifiques (croquant, saveur, moelleux…) sans pour autant constituer un danger pour la santé.

Elle est exprimée sur les emballages par la mention :
 A consommer de préférence avant le, complétée par l’indication suivante :

  • -jour et mois pour les produits d’une durabilité inférieure à 3 mois
  • -mois et année pour les produits d’une durabilité comprise entre 3 et 18 mois
  • -année pour les produits d’une durabilité supérieure à 18 mois.

Tel est le cas par exemple des biscuits, biscottes, épices, café, thé, pâtes, semoule, riz, farines…

La date de consommation recommandée (DCR) : pour les œufs

Cette date est fixée 28 jours au plus après la ponte.

Les œufs sont :

  • extrafrais jusqu’à 9 jours après la ponte. Ils peuvent alors être utilisés dans des préparations non ou peu cuites (mayonnaise, œufs à la coque, mousse au chocolat, œuf poché, œuf mollet…)
  • frais jusqu’à 28 jours après la date de ponte. Ils sont alors consommés cuits au plat, en omelette, durs ou utilisés pour la pâtisserie.

Plus on se rapproche de la DCR, plus un temps de cuisson prolongé est recommandé.

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